La Chine, que certains considèrent comme une menace, doit aussi être perçue comme une opportunité. On ne peut l’ignorer. «Si vous ne faites pas affaires en Chine, vos concurrents, eux, vont le faire et vous distancer.»
C’est ce qu’a fait valoir récemment la directrice secteur développement de Giolong International, Marie Dionne, aux décideurs réunis à La Distinction dans le cadre des Matinées Lanaudoises.
Giolong International (pour neuf dragons, un nom résolument positif, qui sonne bien dans toutes les langues) est une firme d’experts-conseils basée à Montréal et dans trois métropoles d’Asie.
«Nous ne vendons, n’achetons rien. Notre objectif, c’est de réduire vos coûts de prospection.» Transiger en Chine, dit-elle, nécessite beaucoup de temps. Malgré le virage résolument moderne des capitales chinoises, c’est illusoire de penser pouvoir rencontrer les vrais décideurs en débarquant de l’avion.
Marie Dionne a évoqué le potentiel chinois : 1,3 milliard de consommateurs. Les Lanaudois étaient évidemment plus intéressés par les coûts de production. Près de 90 % des salariés gagnent 1,00 $/1,10 $ US de l’heure sans charges sociales. L’une des réactions en Amérique du Nord a été d’investir dans des équipements plus performants. «L’époque du coûte pas cher, vaut pas cher est révolue. La qualité chinoise s’est améliorée. Il faut résolument chercher à diminuer vos coûts de production en identifiant les composantes qui peuvent être importées.»
Les entreprises d’ici, dit-elle, doivent continuer d’innover, de créer, de livrer des produits de pointe. «Votre force, a insisté Marie Dionne, c’est aussi le réseau de clients que vous avez construit. Il faut réagir avant que les chinois viennent le gruger.»
Qui fait affaire avec Giolong International ? Des entreprises d’ici où l’on retrouve souvent en devanture l’affiche «nous embauchons», a répondu la conférencière. «Si seulement on pouvait avoir recours aux Chinois comme aux Mexicains», a lancé, mi-sérieux, un participant.
Les Matinées Lanaudoises
Ces conférences sont présentées par Emploi-Québec, le Centre local de développement, Lanaudière International, l’Association des industriels, Développement économique Canada et, comme commanditaire majeur, Desjardins.
Le prochain déjeuner, le 23 novembre, se penchera sur les compétences émotionnelles. La session de formation sera animée par le psychologue et auteur Jean-François Vézina. Inf.: Stéphanie Simard au 756-6665.
Louis Pelletier

Date de mise en ligne : 9 novembre 2005