«Je suis assis dans le salon depuis au moins cinq minutes, l’enveloppe devant moi. Je dois l’ouvrir, mais je n’y arrive pas. J’ai le sentiment qu’il s’agit possiblement là de la lettre la plus importante que j’ai reçue de toute ma vie.»
Bernard Émond a d’abord fait des études en anthropologie avant d’aller travailler dans le Grand Nord canadien, à la télévision inuit. C’est dans les années quatre-vingt-dix qu’il a entrepris sa véritable carrière de cinéaste avec des documentaires comme L’instant et la patience (1994) et La terre des autres (1995).
Sortons de nos habitudes, restons-en toutefois au récit, et abordons une autobiographie. Si dépaysement j’ai trouvé, ce n’est pas dans le monde évoqué, dans l’évocation de moeurs singulières ou d’un parcours rempli de rebondissements.
Perdu en Afrique, Michel Arseneault, Éditions Stanké, 288 pages.
L’auteur est un journaliste québécois qui travaille pour Radio France internationale et vit à Paris. À Paris? Il faut le dire vite car, depuis 1984, il parcourt l’Afrique.