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De Paris À Saint-Zénon
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| | Janvier: Le petit pont tient bon À Paris, sous le pont Mirabeau coule la Seine. À Saint-Zénon, sous le pont de bois du rang des Parisiens coule la Rivière du Sauvage.
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| | Décembre: À poil, le blé Nous l’appelons maïs, ce qui signifie "qui maintient en vie" dans la langue des autochtones de Haïti, les Arawaks, qui, les premiers sans doute, l’ont cultivé. Vous le nommez blé d’Inde à cause de Christophe Colomb qui, abordant le continent américain, a cru débarquer aux Indes et découvrant cette culture des amérindiens, l’a justement incluse dans le groupe des céréales, le "bled", au côté du froment, du seigle ou du sarrasin.
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| | Novembre: La cabane à sucre En Lanaudière, les cabanes à sucre sont nombreuses et proposent repas traditionnels, tire sur la neige, balades en traîneaux, chemins d’interprétation et vente de produits de l’érable, sur fond de musique, voire de danse. Tout semble si bien organisé pour citadins et touristes en goguette que les Parisiens n’ont jamais osé y mettre leurs pieds d’Étrangers, ne voulant passer ni pour de simples visiteurs européens (quand même!) ni pour des urbains atteints de vague à l’âme à la recherche de racines rurales.
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| | Octobre: L'inattendu invité de l'Halloween Voilà une coutume bien plus fêtée de votre côté de l’Atlantique que du nôtre, exception faite de l’Irlande. Et pourtant! Il semble bien que cette tradition ait pour origine l’importante fête celtique d’«Oíche Shamhna» ou «Samain», la nuit de la fin de l’été. En ce temps d’avant les Romains, la fin de l’été, qui correspondrait aujourd’hui à la fin octobre, marquait aussi la fin de l’année.
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| | Septembre: Au commencement, il y avait les Amérindiens Depuis, les choses ont changé. Cela paraît presque provocant que des Étrangers rappellent ces leçons (qui se voulaient progressistes). Loin des Parisiens de Saint-Zénon l’idée de polémiquer, de blesser quiconque ou de s’immiscer dans l’histoire et la politique d’une nation qui les accueille les bras ouverts. Il n’empêche, le voisinage avec des autochtones est une expérience impressionnante des Français en Lanaudière.
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| | Août: On craque pour vos recettes La France est réputée pour sa cuisine et il paraît que certains Québécois sont inquiets lorsqu’ils doivent recevoir des Français à leur table. La Parisienne de Saint-Zénon l’affirme: ils ont tort. Car certains de vos plats, originaux, sont inégalables.
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| | Juillet: Un peu anglais en façade ou des pelouses au poil! Le mot pelouse vient de l’ancien français «peleus»: garni de poils, issu lui même du latin pilosus: pileux. Le passage au sens de «terrain couvert de gazon» s’explique par la comparaison avec un pelage. Le mot a d’abord désigné l’enceinte gazonnée située entre les pistes d’un champ de courses (on appelle encore un habitué des champs de courses un «pelousard») puis le terrain sur lequel se pratiquent certains sports.
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| | Juin: Marche tout droit, tu t'en sortiras Les Parisiens de Saint Zénon, comme nombre de Parisiens, sont des randonneurs. Qui habite Paris marche. Les Parisiens marchent dans les rues parce qu’ainsi ils avancent souvent plus vite que les autos. Ils marchent dans les interminables couloirs du métro, grimpent des marches, dévalent des escaliers. Et, les fins de semaine, ils empruntent les sentiers de randonnée, très achalandés, qui couvrent non seulement leur région mais la France entière et toute l’Europe occidentale.
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